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L’activité physique associée à la diététique est un élément clé dans la gestion du diabète non insulinodépendant (DNID), maladie chronique qui résulte d’un défaut (non pas de sécrétion) mais d’utilisation de l’insuline au niveau musculaire et hépatique ce qui a pour conséquence une augmentation du taux de glycémie dans le sang.

Pourquoi proposer une activité physique ?

L’exercice physique a démontré chez le diabètique son efficacité dans l’amélioration de l’insulino-résistance, c’est à dire dans sa diminution, dans la prévention cardio-vasculaire (le diabète est un facteur de risque important) et des comorbidités et cela dans certaines conditions que nous allons aborder à présent.

Quelle activité physique est adaptée au cas de cette maladie chronique ?

N’importe quelle activité physique ou n’importe quel exercice n’est pas forcément judicieux. Quand on encadre des activités physiques destinées à des personnes atteintes de DNID, on va proposer préférentiellement une éducation physique comprenant des activités physiques adaptées de type endurance d’intensité modérée, privilégiant l’exercice de durée par rapport à l’exercice intense (endurance plutôt que résistance même si dans un second temps les exercices de résistance se trouvent être de bons compléments).

Concrétement, on propose habituellement des activités comme la marche, le vélo d’intérieur et d’extérieur, le rameur et toute activité où le poids du corps est porté ce qui inclut également la nage. En effet, comme la prévalence du surpoids et de l’obésité est importante chez les diabètiques non-insulinodépendants, on privilégie les activités non traumatiques pour les articulations soumises dans ce cas à rude épreuve.

Les avantages des activités d’endurance

Toutes ces activité sont recommandées et bien adaptées car elles présentent de plusieurs avantages pour le patient comme pour le professeur d’activités physiques adapées :

  • accessibles : tant au niveau financier qu’au niveau matériel, la plupart ne nécessite que peu d’investissement
  • agréables : un objectif clé que le professionel doit avoir à l’esprit est le plaisir du participant ! Atteint de diabète ou pas, s’il n’y a pas de plaisir, la poursuite à long terme et l’intégration dans le mode de vie semble difficile. Il s’agit donc de trouver une activité qui plaît à la personne (et qui peut changer avec le temps).
  • contrôlables : la gestion de l’effort est aisée et facilement modulable
  • transférables au quotidien : ce sont des vraies activités, reproductibles à peu prés partout, pouvant jouer sur le support social (famille, amis…)

L’éducation du patient

Elle intervient tout au long de la prise en charge, débute par un diagnostic éducatif comprenant une évaluation des connaissances du patient sur sa maladie, ses mécanismes, ceux de l’activité physique (a-t-il pratiqué ?) et une évaluation du stade d’implication d’une personne dans la pratique d’activité physique. Cette étape clé va permettre au professeur d’APA de mieux connaître la personne à qui il va proposer une programme d’activité physique adaptée.

De plus cette éducation physique doit viser la plus grande autonomie de la personne en lui permettant de connaître le type, l’intensité, la durée et la fréquence de pratique la plus judicieuse et la plus adaptée concernant sa maladie.

Un regard et une réflexion sur les habitudes de vie et les moyens de passer de la sédentarité (inactivité) le plus souvent vers la pratique d’une activité physique régulière, sans forcer les vocations mais en accompagnant la personne dans un projet d’activité physique tel est l’autre enjeu majeur du professeur d’APA.

Objectifs, moyens et évaluation

Le professeur d’APA peut se fixer comme objectif la pratique régulière, à court, moyen et long terme d’une activité physique favorisant la régulation glycémique.

On utilisera notament dans ce cas l’éducation physique et l’éducation thérapeutique comme outils de prise en charge.

Enfin, on pourra évaluer des paramètres tels que l’équilibre de la maladie (par l’équilibre des valeurs glycémiques), la pratique (type, intensité, fréquence, durée) d’une activité physique et le stade d’implication de la personne (contemplation, action, maintien…).

Pour en savoir plus :

  • Sur notre wiki
  • Recommandations de l’ALFEDIAM
  • Perez-Martin, Dumortier, Enseigner et animer les activités physiques adaptées aux diabètiques non-insulinodépendants in Enseigner et animer les activités physiques adaptées, 2003, revue EPS
Commentaires fermés
Publié dans : Sanitaire par Benjamin
 
       

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