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La Haute Autorité de Santé (AHS) vient de publier ses recommandations concernant la « Prévention vasculaire après un infarctus cérébral ou un accident ischémique transitoire« . Elle recommande la pratique d’une activité physique régulière et adaptée au patient pour diminuer les facteurs de risque.

Le rôle protecteur de l’activité physique (AP) sur la santé est bien connu, celui-ci ayant été largement exploré et démontré depuis de nombreuses années. Dans le cas des accidents vasculaires, qu’il s’agisse d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’accident ischémique transitoire (AIT) avéré, l’enjeu est important concernant la prévention de récidive d’un événement vasculaire et la réadaptation. L’AVC est la première cause de handicap chez l’adulte et la troisième de décés en France.

Justement, une activité physique adaptée (APA) à ces personnes est un moyen efficace à la fois pour lutter contre les facteurs de risque et pour (re)développer les capacités physiques.

Contrôle des facteurs de risque :

Le risque d’un évènement vasculaire chez une ancienne victime d’AVC ou d’AIT est plus important chez une personne n’ayant jamais eu d’accident vasculaire. Ce sont donc des personnes à risque important de récidive. La pratique régulière (environ 30 minutes par jour) d’une activité physique est reconnu pour avoir un effet protecteur contre les facteurs de risque comme l’obésité (en favorisant la diminution de masse adipeuse), le diabète (en améliorant le contrôle glycémique par l’organisme), l’hypertension artérielle (en abaissant les valeurs systoliques et diastoliques de repos), la dyslipidèmie (en favorisant un meilleur contrôle métabolique)… et l’inactivité physique !
La pratique d’une activité physique régulière est recommandée par l’HAS en France. Dans la plupart des cas, un programme d’APA doit donc pouvoir être proposé à ces personnes à risque.

Réadaptation par les activités physiques et sportives :

La rééducation chez la victime d’AVC est composée le plus souvent de kinésithérapie, d’ergothérapie, d’orthophonie etc…Réadaptation avc
La réadaptation par la pratique d’activités physiques et sportives (APS) adaptée chez la personne hémiplégique est le plus souvent tout à fait possible et est un bon complément à la rééducation. Des activités physique (tennis de table, la natation, basket…) adaptées permettront de mettre la personne en situation de se réaliser avec ses nouvelles capacités (appréhension de l’équilibre, utilisation du membre paralysé ou du membre valide), d’en développer d’autres immédiatement transférables (prendre de nouvelles postures, augmenter l’endurance musculaire et la force, les temps de réaction, la coordination occulo-motrice…) tout en ayant du sens pour la personne et en rompant avec la monotonie des exercices de rééducation classique.
L’APA est en ce sens un complément idéal. C’est aussi le meilleur moyen d’intéresser et d’inciter ces personnes à la pratique régulière d’AP en leur faisant découvrir le possibilités de pratique adaptée qu’elles peuvent avoir.

L’activité physique adaptée à la prévention vasculaire

L’APA à la prévention vasculaire est donc un élément très important dans le reconditionnement physique de la personne ayant subit un accident vasculaire tout comme dans le maintient d’une pratique régulière, indispensable à la diminution du risque de récidive. Le risque d’une pratique inadapté d’AP (outre les risques cardio-vasculaires) est d’avoir l’effet inverse en ne rendant pas accessible l’activité ce qui aurait pour conséquence de décourager les personnes, de diminuer leur taux d’activité et de favoriser le cercle du déconditionnement. Une éducation physique adaptée et personnalisée semble donc le meilleur facteur pour favoriser la pratique régulière d’AP recommandée par l’HAS.

Pour aller plus loin :

Publié dans : Développement des APA,Sanitaire,Santé Publique par Benjamin
 
       

Il y a 3 commentaires

Commentaires

Très très intéressant!!
pas plus tard que hier, j’ai visité, dans le cadre d’une formation interne, le service de cardiologie de l’hôpital où il font bcp de prévention sur les facteurs de risque.Il serait très interessant d’y intervenir d’ailleurs! Merci pour l’info, cela donne des idées!

licencies Staps APA,mes amis et moi cherchons comment monté une association proposant des service de rééducation par le sport..Mais, par où commencer? Pouvons nous prétendre dispenser des soins paramédicaux? Nous attendons votre réponse merci!!

Bonjour,
Je suis ravie de lire cet article…
Etudiante en M2 pro APA, je suis en stage depuis 6 mois dans le service prenant en charge les post AVC à Toulouse. L’objet de mon projet était de metre en place une étude pilote visant à montrer l’interret et les modalitées de pratiques optimales en APA (RE+RM+ETP…). Essai transformé …le projet a été trés concluant…et a crée une demande des patients, des thérapeutes et des médecins…peut etre un poste en septembre. Je négocie!!!
Bref, c’est bon de voir qu’il y a d’autre personnes qui s’interressent à l’aspect vasculaire de cette pathologie. J’aimerais échanger sur le sujet, je suppose que cet article s’appui sur des expériances de terrain, peut tu m’en dire un peu plus?
Je me penche notament sur l’éducation du patient en vue de l’aider à maintenir son AP au long cours. Je cherche des personnes ayant expérimanté cet aspect afin d’échanger sur nos résultats.

En tout cas bravo pour l’article.
Si besoin je peut faire parvenir mon mémoire sur le sujet. Il faudra juste m’expliquer comment faire!

Julia

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