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En tant qu’enseignant en APA en institution de santé, lorsque l’on fait le lien entre activité physique et santé, nous avons pour habitude de conseiller la pratique d’activité physique régulière et modérée. Or par rapport à cela, nous disposons de peu de données sur la pratique des 12-25 ans et de ses effets.

Dans cette étude* de l’Institu National de Veille Sanitaire (INVS) portant sur près de 6 000 jeunes, les effets de la pratique d’activité physique (APS) et sportive et la sédentarité ont été mis en relation avec la santé et des paramétres tels que l’Indice de Masse Corporelle (IMC), témoin de l’épidémie d’obésité quit touche notament les jeunes.

Que nous montre cette étude ?

La pratique chez les 12-25 ans d’une APS est de l’odre de 75%, mais décroît avec l’âge et est moins fréquente chez les filles que chez les garçons. En paralèlle, le temps consacré à des activités sédentaires (TV, ordinateur…) a tendance à augmenter tandis que celui dédié à la pratique physique reste similaire. De plus, les personnes pratiquant une activité en club ont globalement une meilleure santé par rapport à celles pratiquant en loisir, ces dernières ayant bien entendu une meilleure santé que les non pratiquants. Enfin, les données de cette études ne démontrent pas de lien entre pratique physique et IMC, mais soulignent une influence des activités sédentaires sur l’IMC.

Que faut-il en conclure ?

Il est toujours difficile de montrer le lien entre sédentarité et « perte de santé ». D’autant que ce sont souvent des éléments non palpables, difficilement imaginables, rarement quantifiés et pris en compte au niveau des habitudes de vie de l’individu. On évalue la quantité d’activité physique, suffisante ou insuffisante, mais ne parle pas de l’inactivité. Or, la sédentarité est en lien direct avec l’élévation de l’IMC, elle est même un facteur de risque dans des maladies cardio-vasculaires comme l’infarctus du myocarde ou le diabète de type II.
En tant que professionnels de la santé et des habitudes de vies, nous nous devons donc de prendre en considération non pas seulement le niveau d’activité physique mais également celui de l’inactivité pour avoir une image réaliste des habitudes de vie de nos usagers en centre sanitaire ou autre. Nous pourrons ainsi leur apporter des conseils plus ciblés, portant aussi sur l’inactivité et les loisirs sédentaires.

Pour information, l’élaboration de cet article aura au final totalisé 5 minutes de lecture + 20 minutes de rédaction ce qui fait au final 25 minutes… inactives !

Pour retrouver l’intégralité de l’étude de l’INVS : c’est ici !

Merci à mon informateur pour cette lecture.

*CHARDON B., PEUVERGNE C., GREMY I.- Les activités sportives et sédentaires chez les jeunes en Ile-de-France : Evolution entre 1997 et 2005 et facteurs associés.- Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n° 12, 18 mars 2008, pp 84-87.

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Publié dans : Santé Publique par Benjamin
 
       

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